L’espace public : un bien commun à partager

Depuis un an, des opérateurs de free-floating – vélos, scooters, trottinettes, gyropodes, monocycles, etc. – développent de nouvelles mobilités en ville et notamment dans la capitale. L’offre de transport se diversifie, qui permet à chacun.e de bénéficier d’une alternative à l’utilisation d’un véhicule individuel polluant.

Le free-floating permet une grande liberté à l’utilisateur, puisqu’il peut prendre et déposer sa trottinette, son vélo etc. où il le souhaite. Cependant cette liberté individuelle est à conjuguer à un usage responsable. L’espace public est par définition partagé.

C’est pourquoi en l’absence actuelle de cadre juridique adapté et pour encadrer les opérateurs et les usages, la Ville de Paris a mis en place plusieurs mesures. Une sensibilisation du grand public, la signature d’une charte de bonne conduite des opérateurs, mais aussi une verbalisation des usages abusifs, comme la circulation ou le stationnement gênant  sur les trottoirs pour les trottinettes électriques. Une redevance en cas d’exploitation commerciale de l’espace public est également envisagée, dans le cadre des débats de la future loi d’orientation des mobilités. Enfin, le développement de places de stationnement dédiées est programmé.

La mobilité est plurielle, les offres complémentaires. Vélib’ Métropole est le système de vélo partagé le plus grand au monde, de par le territoire couvert et le parc de vélos proposé, dont des vélos électriques. Ce service public a également la spécificité de reposer sur un système où la prise et la dépose des vélos se fait en station. Ce système de vélo-stations assure un stationnement raisonné des vélos et permet un partage équilibré d’un espace public dont la densification s’accentue.