Autolib’ : les élus métropolitains refusent de verser les 233 M€ d’euros exigés par le groupe Bolloré

Le Comité Syndical, réunissant ce jour la centaine d’élus des communes adhérentes au service Autolib’, a refusé de verser la compensation infondée de 233 M€ réclamée par le groupe Bolloré par courrier du 25 mai, entrainant de fait la résiliation du contrat au 25 juin 2018.

Les élus regrettent que malgré leurs nombreuses tentatives ces derniers mois de dialoguer avec le groupe Bolloré afin de trouver un compromis qui aurait pu permettre la poursuite du service, le délégataire n’ait en réalité jamais eu la volonté d’atteindre cet objectif. L’entreprise est restée sur sa position et s’est montrée totalement fermée à tout accord raisonnable.

De fait, avant même que les collectivités aient le temps de débattre du rapport de la conciliation rendu en mars 2018, le groupe Bolloré a brutalement mis un terme à la procédure qui aurait permis un accord et engagé, dans un courrier adressé le 25 mai 2018, la procédure de résiliation du service.

Jusqu’au bout, malgré ses déclarations, le groupe Bolloré a cherché à imposer son calendrier aux élus et aux contribuables. Pour preuve, le Syndicat a proposé ces derniers jours au délégataire de repousser de quelques mois l’arrêt effectif du service dans l’intérêt des usagers et des salariés dont il a la responsabilité, ce que le groupe Bolloré a refusé.

C’est pourquoi, sur proposition des élus du Bureau, le Comité Syndical a adopté 3 vœux :

  • Demandant au groupe Bolloré de prendre ses responsabilités au regard des usagers en respectant ses obligations d’information et de remboursements éventuels des sommes indues dans le cas d’une fermeture du service.
  • Demandant au groupe Bolloré de veiller à ce que les 254 salariés de la SA Autolib’, dont il a l’entière responsabilité́, soient reclassés rapidement dans d’autres filiales du groupe, cela dans le respect le plus strict du dialogue social.
  • Proposant aux communes de travailler à la mise en place de nouvelles offres d’autopartage à l’échelle du Grand Paris, mieux adaptées aux attentes des habitants, plus souples dans leur fonctionnement et plus solides économiquement.

Le Syndicat va, dans les jours à venir, négocier avec le groupe Bolloré un protocole de sortie de contrat afin de régler l’ensemble des modalités opérationnelles. Les élus ont déjà demandé au groupe Bolloré de leur proposer un dispositif pour accompagner les abonnés et confirmer qu’il veillera à reclasser les salariés. Les collectivités ont en effet réaffirmé lors du Comité Syndical, leur détermination à défendre l’intérêt des contribuables face au groupe Bolloré.

Comité Syndical du 21 juin : trois voeux seront soumis aux élus

Le 25 mai 2018, le groupe Bolloré a adressé un courrier au Syndicat Autolib’ Vélib’ Métropole, dans lequel il demandait aux communes de payer 233M€ au titre du déficit prévisionnel du service de véhicules en autopartage.

Dans ce même courrier, le groupe Bolloré posait un ultimatum aux élus locaux : sans réponse positive des communes dans un délai d’un mois (25 juin), le contrat serait automatiquement résilié et le service Autolib’ s’arrêterait.

Cette somme extrêmement importante se fonde sur une analyse et des calculs que conteste formellement le Syndicat : il est hors de question de faire porter sur les contribuables franciliens des coûts qui seraient de la responsabilité du groupe Bolloré.

En conséquence, le Comité Syndical se réunira jeudi 21 juin pour étudier la résiliation du contrat qui le lie au groupe Bolloré et travailler à de nouvelles solutions d’autopartage à l’échelle du Grand Paris, qui répondront davantage aux attentes des habitants.

Les élus du bureau du Syndicat se sont réunis mercredi pour préparer le Comité Syndical. À l’issue d’un dialogue très constructif, ils ont convenu de proposer jeudi au Comité Syndical d’adopter trois vœux, en complément de la délibération relative à la résiliation du contrat. Ces vœux tiennent compte du calendrier que le groupe Bolloré a imposé aux élus et aux contribuables, le Syndicat ayant proposé au délégataire de repousser de quelques mois l’arrêt effectif du service dans l’intérêt des usagers et des salariés dont il a la responsabilité, ce que le groupe Bolloré a refusé.

• Le premier vœu demandera au groupe Bolloré de prendre ses responsabilités au regard des usagers en respectant ses obligations d’information et de remboursements éventuels des sommes indues dans le cas d’une fermeture du service.

• Le deuxième vœu demandera au groupe Bolloré de veiller à ce que les 254 salariés de la SA Autolib’, dont il a l’entière responsabilité, soient reclassés rapidement dans d’autres filiales du groupe, cela dans le respect le plus strict du dialogue social.

• Le troisième vœu proposera aux communes de travailler à la mise en place de nouveaux services d’autopartage à l’échelle du Grand Paris, mieux adaptés aux attentes des habitants, plus souples dans leur fonctionnement et plus solides économiquement.

Autolib’ : les élus métropolitains appelés à se prononcer sur la résiliation du contrat

Dans un courrier daté du 25 mai, le groupe Bolloré a demandé au Syndicat Autolib’ Vélib’ Métropole que lui soit versé la somme de 233 millions d’euros, au titre du déficit prévisionnel du service Autolib’, à défaut de quoi une procédure de résiliation du contrat serait engagée dans un délai d’un mois.

La Présidente du Syndicat Autolib’ Vélib’ Métropole a réuni ce vendredi 15 juin les Maires des communes adhérentes au service, pour débattre de la réponse à apporter à cette injonction inacceptable du délégataire.

Les élus ont souligné leur refus catégorique de verser la somme demandée par le groupe Bolloré, dont le montant apparaît excessif et dont les fondements semblent particulièrement contestables. Il est par ailleurs inenvisageable de maintenir à flot un service déficitaire et dont la qualité tend depuis plusieurs mois déjà à se dégrader, tant en matière de propreté et d’entretien qu’en matière de disponibilité des véhicules.

La décision a donc été prise de réunir un Conseil syndical le jeudi 21 juin pour examiner la résiliation du contrat de délégation de service public Autolib’. «Cette résiliation ne doit pas peser sur les usagers, le Syndicat Autolib’ Métropole fera le maximum pour que le service ne s’arrête pas du jour au lendemain. Cela dépendra en grande partie du groupe Bolloré, dont j’espère qu’il fera preuve de responsabilité pour prévoir une transition acceptable vers de nouveaux services. Aucun abonné ne doit être lésé : c’est une exigence.» souligne Catherine Baratti-Elbaz, Présidente du Syndicat Autolib’ Vélib’ Métropole.

Si une page se tourne, une autre s’ouvre et le Syndicat souligne son optimisme pour l’avenir. De nombreux constructeurs, loueurs et startups ont fait part ces derniers mois de leur intérêt à développer l’autopartage dans le Grand Paris. La résiliation du service Autolib’ est l’opportunité de mettre au service des usagers de nouvelles solutions qui répondront mieux à leurs attentes, en étant plus souples, plus performantes et plus évolutives.

Des discussions vont être engagées avec les élus du Syndicat pour que ces nouveaux services, dont le secteur privé pourrait assumer le fonctionnement et le risque financier, soient initiés dans les meilleurs délais.

Vélib’ : Les élus votent le remboursement des abonnés pour les mois de janvier à mai 2018

Lors du Comité Syndical du 31 mai 2018, les élus métropolitains ont voté le remboursement des abonnements Vélib’, ainsi que la non-facturation des trajets au-delà de 30 minutes pour les mois de janvier, février, mars, avril et mai, au vu du niveau encore important de dysfonctionnements du service. Les élus ont demandé à Smovengo de respecter les engagements pris sur le plan d’action ainsi que de garantir une plus grande transparence des informations communiquées aux abonnés.

Les élus ont également réaffirmé leur volonté d’appliquer toutes les clauses du contrat et les pénalités associées, tout en rappelant que la consolidation juridique des éléments ne pourra intervenir qu’à l’issue du déploiement, suite à quoi le montant total des pénalités applicables sera déterminé.

Communiqué de presse à retrouver ici

Autolib’ et Vélib’ se mobilisent pour le Sidaction

Depuis 1994, le Sidaction soutient la recherche contre le Sida ainsi que de nombreuses actions associatives. Pour sa 24ème édition, du 23 au 25 mars prochain, Autolib’ et Vélib’ Métropole s’engagent à nouveau aux côtés de l’organisation.

Faire un don au Sidaction c’est venir en aide aux Franciliens (région métropolitaine la plus touchée par le virus du sida avec plus du tiers des porteurs du virus déclarés dans l’Hexagone), aux Français, à toutes les personnes séropositives et aux enfants atteints du Sida, offrir un traitement aux malades du Sida en Afrique, soutenir la recherche sur le VIH, aider la prise en charge des personnes dépendantes en Maison d’accueil spécialisée…

Les dons recueillis en 2017, ont permis de contribuer au financement de :

–       125 projets d’aide aux malades & de prévention menés par 79 associations françaises

–       35 programmes associatifs de soutien aux malades à l’international

–       88 projets de recherche médicale et scientifique

Faites un don pour Sidaction par SMS de 5€ en envoyant VELIB au 92110 et soutenez le Sidaction.

 

 

 

Vélib’ Métropole constitue son Comité des Usagers

Le 16 mars dernier, 30 abonné-e-s réparti-e-s paritairement ont été tiré-e-s au sort devant huissier pour constituer le nouveau Comité des Usagers Vélib’ Métropolitain. Comme prévu dans le règlement, 20 sont habitant-e-s de Paris et 10 des villes de la Métropole. De plus, tous les abonnements sont représentés : V-libre, V-plus, V-Max, mais également des bénéficiaires des tarifs Jeune et Solidaire. En mettant en place ce Comité, les élus du Syndicat Autolib’ Vélib’ Métropole souhaitent instaurer une communication directe avec les abonné-e-s et pouvoir prendre en compte leur expérience du service. La première réunion était prévue le 22 mars prochain. Cependant, en raison des grèves annoncées et afin de ne pas pénaliser les membres métropolitain-e-s, nous avons décidé de la reporter. Elle se tiendra donc au début du mois d’avril.

 

Les abonnés indemnisés pour le mois de janvier et février

Le 1e février dernier, Mme Catherine Baratti-Elbaz, Présidente du Syndicat Autolib’ Vélib’ Métropole a répondu aux questions de Cnews Matin sur les difficultés rencontrées dans le déploiement du nouveau service Velib’, rappelant qu’il s’agit d’un « défi technique et industriel ».  Lors de cette entrevue, Elle est notamment revenue sur les compensations financières votées par les élus du Syndicat en faveur des abonnés qui « seront dédommagés pour l’interruption de ce service ». Elle a également rappelé les pénalités appliquées au prestataire au vu des retards constatés, « à hauteur d’un million d’Euros » par mois, tant que le service n’atteindrait pas le niveau prévu contractuellement.

Retrouvez l’interview complète ici.

 

Un nouveau Vélib’ made in France

Catherine Baratti-Elbaz, Présidente du Syndicat Autolib’ Vélib’ Métropole et Anne Hidalgo, Maire de Paris, se sont rendues le 19 décembre à la Roche-sur-Yon, dans l’une des usines françaises qui fabriquent le nouveau Vélib’. Avec les équipes de l’entreprise, elles ont ainsi pu visiter la chaîne d’assemblage d’Arcade Cycles d’où sortiront les 7 500 futurs Vélib’ à assistance électrique.

A l’instar de l’usine vendéenne, de nombreuses entreprises françaises, implantées sur tout le territoire ont mis leur savoir-faire au service des nouveaux Vélib’. C’est plus de 150 emplois qui ont ainsi être pu créer dans les TPE et PME françaises.

Retrouvez toutes les entreprises qui construisent Vélib’ sur la carte ci-dessous.

 

Paris, capitale européenne des transports en libre-service

Selon une étude du comparateur de prix ShopAlike, Paris est la première ville européenne en matière de transport en libre-service. En effet, la capitale française s’est dotée en 2007 d’un système de vélos en libre-service, en 2010 de voitures en autopartage et a accompagné en 2016 l’arrivée de deux systèmes de scooters en libre-service. Tous ces moyens de transport ont fait de Paris la ville disposant du réseau le plus dense de transport en libre-service d’Europe.

Pour réaliser cette étude, ShopAlike a comparé les différentes offres disponibles dans les 28 capitales européennes, en prenant en compte le nombre de véhicules disponibles par habitant ainsi que les prix des différents services.

Pour l’offre de vélos, Paris compte par exemple 105 vélos en libre-service pour 10 000 habitants, avec un coût moyen d’un euro par heure. Ainsi, la ville de Paris semble bien partie pour atteindre son objectif de devenir la 1ere ville cycliste européenne d’ici 2020 car le service Vélib’ s’étendra à l’échelle métropolitaine.